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Aix en Provence, son histoire, son terroir :
La Provence fut la première à recevoir des Grecs et des Romains,
l'héritage extraordinaire de la vigne et de l'art de faire du vin.
La viticulture (vitis, vigne en latin) et l'œnologie (oenos, vin
en grec), d'origine méditerranéenne.
Privés jusqu'au XIXème siècle d'un négoce
dynamique, contrairement au bordelais ou à la Bourgogne, les vins
de Provence possédaient une réputation honnête qui
ne dépassait cependant guère les frontières régionales.
A la fin du XIXème siècle, le monstre phylloxérique
se propagea et anéantit une grande partie du vignoble. Hantés
par la sous- production, les vignerons mirent alors en place un nouveau
vignoble. Il se situait plus sur les coteaux, où il était
traditionnellement implanté, mais dans les plaines, beaucoup plus
productives que l'on recouvrait de cépages à fort rendement.
Il a fallu que le Midi subisse de plein fouet la chute des vins de consommation
courante, et surtout que quelques pionniers prennent l'initiative de modifier
l'encépagement des terres , de sélectionner les meilleures
parcelles, de baisser les rendements pour prouver aux autres producteurs
que le bon vin pouvait prendre racine en Provence.
L'accession en V.D.Q.S se fit logiquement en 1956. Une première
demande en A.O.C auprès de l'I.N.A.O. (Institut national des Appellations
d'Origine), en même temps que les côtes de Provence, leur fut refusé
du fait d'une qualité jugée trop hétérogène.
Il fallu donc se remettre au travail, améliorer peu à peu
la qualité d'ensemble et aussi convaincre les sceptiques, encore
nombreux, qui ne comprenaient pas l'intérêt de gagner un
classement dans la hiérarchie des vins français.
Après
trente années de purgatoire en V.D.Q.S, et huit années d'efforts
redoublés, les coteaux d'Aix en Provence se voient récompensés
au titre de l'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) en 1985.
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